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Petits pas de patachons
Menues menottes à calissons
Tous les sourires sont de sortie
Chouette est la vie chez nos petits
Pas à pas ces menues souris
Escaladent l'escalier plastic
Poussent le pied pour passer preum's
Menues quenottes et patapon
Cris de crécelles et crocs de craignos
Les canaillous crêpent les chignons
Pour voir vibrer sous leur vigueur
La toile étale tissée d'étoiles.
Petits pas de patachons
Glissades glacées et rigolades
Fou est le jeu gonflé à fond
Ballon bonheur de la baignade
Assise sur un transat qui craque sous la patate empotée qui tapote entêtée (bref je joue avec le bouton de l'apn ! ), je regarde ses petits petons s'aligner et attendre...attendre en
sautillant que celui de devant passe pour que ce soit enfin leur tour, enfin monter le grand jeu gonflable et s'élancer de toute sa joie vaille que vaille jusqu'en bas.
Je voudrais y aller, sauter avec eux, leur bonheur m'emporte, je souris, je me laisse prendre à la joie si fraîche des enfants qui s'amusent.
Petits pas et patapon , j'étais en haut du toboggan !
*******
Il faisait chaud, beau, bleu. Les marmots criaient et j'adorais ça. Un homme est venu avec son compresseur gonfler le plus grand jeu soous le regard médusé des petits comme des grands. Il savait le
bonheur qu'il allait produire. Il a pris le jet, a arrosé tout ça et il a ri de bon coeur, ah oui, comme un grand gosse. Il régnait dans cet endroit là un plaisir immense, à les regarder, les
entendre.... Magique !
par Lady Angel
publié dans :
Le Pastel de Nan
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Je voulais leur dire à ces deux là, tout ce que les mots n'inscrivent pas dans les livres, tout ce qu'il n'y a que dans la voix, ce qu'on se dit souvent tout
bas...

Syl Juin 2008 Clic pour agrandir la photo

Eric Juin 2008 Clic pour agrandir la photo
Syl..., Eric, mes deux bras, mes deux racines, mon frère, ma soeur et tellement de tout ce qu'on ne dit pas.
Il y a des instants qu'on attend et d'autres qui surviennent, on se croise parfois comme on aurait pu s'éviter et voilà 40 ans d'une vie bousculés , enfin partagés.
Je n'étais la soeur de personne avec deux bras trop grands pour me tenir toute seule. J'pensais que je ne servirais jamais à ça. "Dommage" je me disais, "j'me confierai jamais à mon frangin et je
ne garderai pas les secrets de ma frangine". Il y a vait déjà tellement de temps de passé. Trop pour les regrets c'était clair. Maman était trop vieille, moi je n'étais plus toute jeune alors...
Les éclats de rire et les solitudes s'affichaient dans mes carnets intimes, sans autres noms que le mien...
Oui mais voilà. On croit toujours qu'il ne pleut que sur nos têtes ou que l'eau n'est mouillée que pour nous, mais les nuages comme le soleil nous couvrent tous. Et les matins rêveurs comme les
matins chagrins, ceux remplis de l'espoir de ce partage, on avait du voir les mêmes va.
Car il y avait toi, il y avait lui, il y avait elle et puis nous. Ca devait être inévitable. J'avais pourtant rien vu venir. Je regardais sans doute trop le vide qui était derrière...
C'est pour cela que je voudrais vous dire au fond de chaque oreille, au fond de chaque regard qu'il n'y a rien de virtuel quand je vous prends la main, quand je serre au plus fort pour
vous prendre dans ma course, dans ma folie, là sur le chemin qui sent soudain l'enfance heureuse, au fond des bois.
Le goût de la vie et mes brins de bonheur je les dois à vos sourires, à vos paroles, au simple fait de vous avoir.
Sans vous, sans toi ma Syl, sans toi ptit frère, je ne serais plus là.
Plus de rires, plus de Lady, plus rien. Vous sans moi ?
Ca m'est apparu impossible d'abattre cet arbre là sans faire tomber les deux autres. Nous avons les mêmes racines.
Je les ai plantées, il y a trois ans, dans vos vies comme vous l'avez fait dans la mienne; nous sommes liés les uns aux autres et ça ne tient pas qu'en une poignée de mains. Nous sommes
je crois comme ces arbres qu'on appelle des Faux et qui se servent des racines de leur congénères pour repousser, toujours plus forts, toujours plus loin.
Inséparables sans doute.
Les mots viennent à me manquer. Les arbres ne parlent pas. Ils vibrent.
Je n'avais rien que mon passé, j'ai désormais le vôtre et un quotidien qui brûle de la même sève.
Ma soeur, mon frère, il est des liens plus forts que les liens de sang: ceux qui nous retiennent à cette vie qui nous est si chère. Vos branches se sont nouées aux miennes et les feuillages comme
les vies se confondent... qui pourrait dire ce qu'il voit?
Je ne savais rien de vous, que des bouts d'écrans, des bouts de blogs.
Je voulais vous dire ce soir le bout qu'il manquait, le nid ; c'était cette sublime rencontre qui est venu sceller 3 ans d'échanges et de partage.
Qu'il était chouette le "serrage" d'au revoir, sur un quai de gare, ciel de brouillard.
Il y avait là un grand arbre à six branches sur un bout de macadam.
J'voulais vous dire entre deux mots ceux que je retiens, ceux qui me manquent, qu'il n'est rien de plus porteurs que vous : mes deux bras, mes deux racines.
Eric, Syl, c'est rien de dire que je vous aime.
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Pour ceux qui ont suivi l'histoire de mes blogs depuis leurs 3 ans d'existence comme pour ceux qui nous découvrent :
Syl du blog "Un Autre Regard" : c'est une amitié énorme qui est née au hasard d'une rencontre sur le Net. Elle habitait ma ville. Nous avions
une amie en commun. Je ne le savais pas.
Nous avons décidé de nous rencontrer le 1er Octobre 2005 dans de grands éclats de rire. Syl, elle ne fait que rire d'ailleurs, ça s'arrête jamais ou alors c'est intérieur ! Même quand on ne va
pas bien on arrive à en sourire !!! Depuis nous ne nous quittons plus même si la vie et ses aléas ne nous ont pas laissées dans la même cité. Elle fait partie de la famille, "tata
Syl"
Eric du blog "Fotovision": celui que j'ai de suite surnommé "ptit frère". Ca a fait sourire plus d'un blaireau qui ont cru à un plan drague niaisement
déguisé. Ca me fait encore sourire à l'heure qu'il est. Parce que 3 ans d'amitié ont aidé à passer de sacrées épreuves que la vie nous réserve. Et enfin ce week end la rencontre a eu lieu.
Hello ma "gueule de loup", "l'homme du bosquet" mdrrrr et bienvenu au club des tontons !!!
par Lady Angel
publié dans :
Le Pastel de Nan
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