"Fondantes ou croquantes, de dentelles ou sèches comme une claque elles se savourent en délicatesse et parfois même on en redemande..."
Qui sont elles?
"Fondantes ou croquantes, de dentelles ou sèches comme une claque elles se savourent en délicatesse et parfois même on en redemande..."
Qui sont elles?
Dans le temps, on y pensait des jours durant. On ne savait pas précisément à quel moment ça commençait.
Mon père fouillait son portefeuille jusqu'à le tordre de plaisir, ma mère faisait la place et moi j'affichais un plaisir grnad comme ma curiosité sans même savoir pourquoi.
J'étais gosse, sans une pointe de petit bout d'adulte en moi. Mon père était adulte avec plein de restants d'enfance en lui. Il avait cette folie qui passe si bien de l'un à l'autre, sans rien faire et presque sans rien dire. Il l'avait, il me l'a laissée je crois...
Ca ne tiendrait pas dans la voiture, ça ne tiendrait pas dans nos bras non plus. L'envie prenait déjà toute la place!
On était partis quand même. Voyage dans le temps ou dans la R12 bleu pâle.
On l'avait ramené saucissoné comme une momie, l'un devant , l'autre derrière et le pauvre, trop fier d'être l'élu, ne se débatant même pas.
On l'avait dressé comme un trophée au beau milieu de la pièce et habillé comme on avait pu. Kit tronc, épines, résine fraichement sorti d'un Ikéa d'un autre temps, précieux celui là, authentique plus encore, du vrai bois d'une vraie forêt, avec de vrais arbres, en somme un vrai sapin vrai de vrai.
Dans le temps le sentir était déjà un cadeau. On en demandait guère plus... Désormais on peine à voir le sapin derrière les paquets, tant il y en a, tant on veut qu'il y en ait, tant il faut qu'il y en ait...
D'ailleurs, ça ne tient pas non plus dans le coffre de la R12...Non...Ca ne tient pas... Dans le temps je n'aurais pas pensé à t'offrir une voiture pour que ça tienne mais aujourd'hui...tu la trouveras sans doute sous le sapin...
Cette fois là on s'en rappelle tous. C'était comme ci le gars du dessus avait vidé son sac avec élan, comme s'il avait tout déversé sans se poser de questions.
Un paquet de neige sur la trombine , les pieds calés dans la poudreuse et en quelques minutes un engourdissement général de la ville. Plus aucun bruit que nos rires. Parce qu'on avait l'air de grands gosses. Prince Mousquet s'agrippait à moi plus qu'il ne me tenait, faisait des glissades et levait le nez au ciel pour sentir le froid des flocons sur son visage.
Ca aurait pu faire un vacarme pas possible vue la quantité tombée à la minute, on s'y attendait. On pensait même crouler sous le poids...mais rien.
Rien que 10 cm qui ont suffi à bloquer la ville. Bloquer? non, paralyser oui ! Quelle pagaille pour quelques centimètres de poudreuse! Comme s'il n'avait jamais neigé sur la France, c'était pas croyable! J'étais restée bloquée plus de 3h dans ma voiture pour faire un peu moins de 2km et...finir à pied à quelques 10km de mon domicile. Le progrès avait du bon mais semblait peu efficace. La fois suivante, ils avaient carrément prévu les chars !!!!.... J'ignore de quelle taille ils prévoyaient les flocons mais on s'était tous mis aux abris pendant quelques jours lol
Il neiga pendant plusieurs jours sans discontinuer. Il nous devint impossible d'ouvrir portes et volets, les cheminées même s'obstruèrent devant la violence des giboulées. Il en tomba des mètres, des kilomètres même à n'en plus savoir que faire. Les chars eux mêmes furent recouvrets en quelques heures, nos parès skis jetés au feu. Les vivres vinrent à manquer (oh hé ho hé matelot...), nous nous desséchames rapidement. Sortir nous était désormais proscrit et surtout impossible. Plongés dans le noir alors que tout étincelait au dehors, nous nous primes à imaginer le pire. Nous étions pris au piège !
Qu'allions nous devenir? L'hiver ne faisait que commencer... Qui viendrait nous aider? Qui viendrait déblayer et pour pousser la neige de quel côté, il y en avait partout?
Les inondations étaient à prévoir, elles engloutiraient tout. La DDE devenait obsolète, impuissante devant pareil déluge.
10 cm...on était loin d'imaginer les conséquences d'une telle chute de neige !!!!
Non mais quand même, la pagaille pour quelques centimètres. Comme si l'hiver 2010 devait devenir fête nationale. Comme si on n'avait jamais vu ça ! J'hallucine, non pour de vrai, j'hallucine. D'ailleurs où sont passés ces fichus après skis?
-"Ah punaise, mais tu vas pas me faire ça?"
-" Quoi "ça", tu sais encore parler que je sache? Parler de vive voix je veux dire?"
-"..."
-" Tu préfères que je te tapote sur la tête pour que les lettres sortent et que je déchiffre?"
-" T'as rien capté"
-" Etoikestukapt?"
-"???"
-" C'est le son de ma voix qui te déchire? Ca change du MP3 hein? Ca c'est du son, du vrai. "
-" Pfff. Non sérieux tu vas pas me priver de "ça". Genre que tu me le rendras même pas pour de vrai."
-" Genre, style que je le garde ouai ton biniou. Que je te le frictionne à l'oubli oui ta cyber stargate. J't'en foutrais moi du dialogue à coup de sms, bourrés de non dits, de je comprends pas et autres trous de mots. ta langue, elle te sert encore ou c'est pour ça que t'y fait des trous aussi, pour montrer qu'elle te sert plus à rien?"
-" Je...enfin 7 jours c'est long"
-" Peut être pas suffisant pour te réapprendre à parler... On verra. Allez lâche le."
-" Genre j'ai pas le choix?"
-" Genre connecté humain même si c'est à un vieux chnoque ...pour de vrai mon gars, pour de vrai. Et tu verras je réponds illico moi, pas de temps de réponse, j'suis jamais "en attente" ou "hors forfait" et sois tranquille je ne manque jamais de forfait".
-" 7 jours, j'vais mourir..."
-" on dit revivre ptit gars, revivre. "
*******
Des envies soudaines de sauter dessus à pieds joints, de le claquer contre le mur, de... Mais non, pas l'ado héhé le portable qu'il a greffé dans la pogne!
On a créé un besoin, une attente, quelque chose d'indéfinissable qui se nomme "réponse". Ah le dialogue, le vrai ça n'a quand même pas la même saveur...
Cette année là, Nan ne partait pas en vacances. Pas de fric, pas le temps, pas prévu bref c'était plus simple de rester au bercail que d'en partir.
Elle s'était fixé, pour compenser, un tas d'objectifs auxquels, étant en vacances, elle ne manquerait pas de se soustraire. Mais qu'importe, les vacances lui semblaient aussi être faites pour cela : se donner des impératifs et les contourner par d'autres plus pressants, plus plaisants.
Ce faisant, la belle embarqua Titouan sous le bras en quête d'un paradis qui n'aurait rien à envier à la Riviera ou à tout autre île bien campée.
Chemin faisant elle remonta le cours de ses souvenirs et se demanda si cela ne rendait pas la nature un peu plus chouette. Le vert un peu plus vert et le bleu un peu plus profond. Elle se demanda.
Elle monta sur la digue, se retourna pour voir si Titouan la suivait et se lança dans le grand vent.
Ah oui la mer était loin, les plagistes aussi mais quel paysage tout de même, quel dépaysement.
Pas le fric, pas le temps, pas prévu mais ça ça n'avait pas de prix alors elle s'en gava.
Elle oublia les rêves de serviettes piétinées, les cris des mômes et des mouettes, les vendeurs de chouchous et autres beignets au sable, la douche gelée des bords de plage et la glace dégoulinante. Elle oublia le cocktail du soir et les orchestres ringards, les feux d'aritfices et l'Aqualand, les rousquilles et les klaxons, les mini jupes et le monoï... et les coups de soleil.
Elle pensa qu'il "avait de la gueule" son lagon de quatre sous. Pas d'autoroute, pas de d'aires où larguer la belle-doche, pas de roquet qui viennent te renifler les guiboles, rien... Rien si ce n'est ce petit goût d'ailleurs si singulier et tous ces bonjours croisés dans une autre langue.
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¨Photos du Lac du Der. Juillet 2010
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Balade du Jour
22 Juillet 2010
Der Champagne Ardennes
Sous ma botte
Lu Magistral
Lu Bof

En cours
.... A venir
" L'élégance du
Hérisson"
A venir
Sous votre plume aussi